Ma vie de château

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dimanche 1 janvier 2012

2012

Je voudrais vous souhaiter à tous, très chers lecteurs, une bonne et heureuse année 2012. Pleine de vitalité et surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup de vœux réalisés.

Je ferme ce livre. Je range soigneusement l'ouvrage "Ma vie de château" dans la bibliothèque au rang des livres à relire de temps en temps, pour le plaisir.

J'ai dans les mains, un tout nouveau livre:
http://projet.culture-elevage.com

jeudi 27 octobre 2011

Debout

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J'ai souvent imaginé ce que serait la maison sans moi. Il m'est arrivée de m'inviter une vie active, une vie un peu fantôme, une vie de mère partie au travail très tôt, qu'on retrouve qu'à la fin de la journée. Ces jours là, je les fabriquais généralement après un raz le bol de l'ordinaire, où après m'être fâchée. Je crois que c était surtout cette fichue impression de ne « servir à rien » qui m'emmenait le plus souvent à imaginer l'ailleurs qu'ici avec l'unique désir de ne penser qu'à moi.

Le doute s'est glissé dans mes nuits et c'est lui qui, chaque matin, me tire encore du lit. Il s' invite parfois dans mes rêves et démonte la moindre fantaisie. Je sens mon ventre se tordre sous l'effet du stress qui s'en est mêlé.
Je me demande, dans ces pires moments d'où m'est venue cette idée folle de vouloir tout chambouler dans ma petite vie tranquille, nos vies paisibles.
Rémi est encore trop petit pour entrevoir « demain », alors à lui, je n'en dis pas grand chose. Mais... Voilà, j'ai repris le chemin de l'école.
Je suis lycéenne. Depuis le 3 octobre, le matin, je prends ma sac et je vérifie cent mille fois si mes lunettes sont bien dedans, si dans ma trousse tous les crayons y sont restés et mon téléphone bien chargé et bien rangé.

Les cours sont très denses et passionnants. Deux professeurs nous demandent de les tutoyer, ils sont tous sont très sympathiques.
Cette semaine, je me suis présentée comme stagiaire tout prêt de chez moi pour apprendre le métier de chef d'exploitation agricole.
Cent mille idées se cognent dans ma tête, des envies et des "encore plus que ça". Des chevaux, ça s'est sûr! Et des rêves qu'il faut laisser tomber ou peut-être transformer... Je me laisse deux années pour trouver ce que je ferai de ce nouveau titre, deux ans aussi pour le travailler...

mardi 20 septembre 2011

Se préparer

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Il y a cette part si importante de ma vie, une identité totalement liée à mes enfants. Il y a la sensation de vide qu'elle a laissée, tout au fond de moi lorsque j'ai réalisé qu'il fallait fermer le livre de la maternité. A chaque fois qu'un de mes enfants s'en est allé comme petit écolier à plein temps, le souffle de ses toutes nouvelles ailes me conduisait à le regarder comme une petite personne à part entière. A chaque fois, c'est un peu abasourdie que je terminais cette période avec cette même empreinte.

Il n'a pas vraiment compris, il a même dit que j'étais bizarre lorsque j'ai essayé de lui expliquer que ce bébé que j'ai tellement désiré, profondément imaginé là, tout au fond de moi, pendant tout cet été, je l'ai vu mort. Je lui ai raconté mon besoin de deuil. Je crois avoir accepté le chagrin, et le fils pas "parfait" aussi. J'ai laissé ma tristesse m'envelopper de noir et contre toute attente, elle m'a emmenée ,outre l'acceptation, vers l'ouverture d'un autre horizon, la seconde moitié de mon existence.

J'essaie d'aligner les mots ici sur un sentiment. C'est comme un long couloir que je viens d'allumer et que sur chacun de ses murs, il y a accroché des tableaux remplis de mille couleurs. A chaque pas, le relief se dessine et m'offrent tous leurs sens.

Ces tableaux, je les connaissais puisque, depuis toujours,je me suis appliquée à en colorier chacune des ses parties. Les mettre en lumière aujourd'hui, c'est comme ci ces éléments prenaient enfin une forme, une réalité qu'il me faut laisser vivre aujourd'hui.

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mardi 13 septembre 2011

Du rêve à la réalité

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Une révolution que je n'attendais pas, un capharnaüm de plusieurs années qui a explosé, une vérité étranglée, une vie libérée. Un combat mené de réalités armé de vie et de lumière comme boucliers. Une rencontre que je ne voulais pas, une étourdissante obsession. Dans ma tête une seule idée fixe, un impossible : L'envie d'un bébé.

Je me souviens de mots posés, derrière mes yeux noyés dans le chagrin, de vie gâchée et de paroles insensées. Je me souviens de sa tristesse et de son impuissance. Je me souviens aussi de la clarté scintillante, aperçue juste un moment dans la faille de cet obscur tourbillon.
« Et si ce n'était pas un bébé qui me manquait, ce serait quoi ? »

Ce matin, le souffle encore un peu court, j'écris ces quelques lignes pour souligner ces semaines d'un été torturé avec tous ces matins et ces nuits à ressasser, à me demander. Je rectifie le cap et je veux parler avec le regard droit devant. Je veux croire qu'à l'aube de mes 44 ans, il m'en reste encore tout autant pour respirer et compléter l'œuvre de mon existence.

Avec les pages d'un tout nouveau livre, je laisse la place à ma seconde moitié de vie. Sans savoir ou est le vrai, ou se situe vraiment le milieu, tant pis, j'écoute les battements de mon cœur, je continue mon chemin avec comme guide tout ce que je suis, tout ce qui me fait depuis la nuit des temps. C'est avec cette confiance là que je sais que tout peut se produire, que c'est avec cette force là que les rêves deviennent réalité.

Ce matin, j'ai pensé à mes enfants que j'aime tant. Je serai pour toujours leur maman.

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vendredi 1 juillet 2011

La recette du vendredi

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N'aura qu'une photo parce que pour le moment, je n'ai pas de recette fantastique à partager pour ces fameuses gaufres de liège. Je vais essayer de modifier quelques petites choses dans les ingrédients et dans les proportions aussi.

ici, l'homme ADORE cette gourmandise. Pour moi, c'était une première fois..
Avec une recette "bien comme il faut" ça devrait être un vrai régal!

lundi 27 juin 2011

Quatre ans

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Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Tylwyth!

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Poney

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Je suis de plus en plus sidérée pour ne pas dire atterrée de voir le comportement des enfants avec les poneys du centre équestre où, chaque mercredi, je vais chercher Leia, après son cours. Je rencontre des jeunes enfants très doux avec leur poney mais je peux dire que ceux là sont malheureusement très rares à observer dans le centre. Je vois plutôt des enfants qui veulent s'essayer à l'autorité humaine, la domination de l'animal et le tout mélangé au jeu du gros nounours qu'on papouille et puis qu'on repose dans sa chambre pour ne pas dire: jeter. Je vois des mords arracher la bouche de ces pauvres animaux et leurs yeux écarquillés par la douleur. J'entends les coups de talons et les: « Tu m'énerves! Allez avanceeeee »
L’apprentissage de l'équitation pour tous les débutants mais spécialement pour les enfants devrait être enseigné de manière éthologique avant qu’ils n’apprennent à monter, ils devraient connaître le langage du cheval et sa nature. Apprendre à pieds, au moins une année, ce qu'est le respect de l'un comme pour l'autre et les codes vocaux ou corporels aux trois allures et puis, seulement après monter sur son poney avec surtout! RIEN DANS LES MAINS.

J'ai toujours entendu les gens autour de moi critiquer très sévèrement le caractère des poneys. Et bien avec les années d'observation, je peux dire que leur réputation est entièrement fausse et je trouve même que ce sont là des animaux très patients surtout avec les petits. J'imagine un enfant appliquer à ma jument ne serait ce qu'un tout petit tiers de ce qu'ils infligent à leur poney et je rigole du résultat que cela pourrait produire: Il se retrouverait embarqué par un animal en furie et éjecté de selle avec force et fracas. Le poney il ne bronche pas ou malheureusement pour lui, parfois il lui arrive de rebeller en fin de journée et là malheur à lui, le ciel lui tombe sur la tête, il devient le pire des bourricots, bête, méchant et vraiment trop chiant. Alors on entend les parents, les spectateurs et les pauvres victimes dirent que ce petit animal a vraiment un sale caractère et que les poneys sont de vrais tête de mule et même carrément vicieux aussi. A moi, ça me fait mal au bide...

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vendredi 24 juin 2011

Navettes Marseillaise

Leia m'avait offert ce livre "Macarons & gourmandises" pour la fête des mères de l'année dernière. Juste au moment où j'avais une seule idée super fixe: perdre du poids! J'entamais un régime quelques jours plus tard...
Un peu déçue de ne pas pouvoir gouter tout de suite aux petites douceurs de ce livre:
« héhé! Leia, c'est pour qui que tu as acheté ce bouquin, hein ? »
Cette année, même si j'ai encore quelques kilos à perdre, je me laisse aller au doux plaisir du sucré plusieurs fois dans la semaine et je me suis décidée à ouvrir ce petit livre pour changer un peu de chef Nini. Ce sont ces petits biscuits que j'ai eu envie d'essayer parce que J'ADORE L'EAU DE FLEUR D'ORANGER.

Les courses:

-1 œuf
-25g de beurre mou
-1/2 citron
-250g de farine
-125g de sucre (j'en ai mis 100g)
-3 CAS d'eau de fleur d'oranger
-1 pincée de sel.

Voilà. Maintenant que tu as vérifié que tu avais tout dans ta cuisine (Et on ne lève pas les yeux au ciel parce qu'une fois en plein milieu d'une super réalisation: OUPS! Je n'ai plus de poudre d'amandeeeeee!!!)
Tu te laves bien les mains et tu commences par préchauffer ton four à 200° (Th6-7) Dans ton saladier, mélange la farine, le sucre et le sel.
Tu râpes la peau d'un demi citron pour récupérer le zeste. Ajoute le à la farine. Tu bats l'œuf à la fourchette et tu le verses sur la farine. Mélange.
Ajoute le beurre et l'eau de fleur d'oranger.

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Ensuite, tu roules la pâte en un long boudin de 5 cm de diamètre et tu le places au frigo (le temps de ranger ta cuisine!) puis tu coupes des tranches de 1cm d'épaisseur.
Roule chaque tranche en boudin, pince les extrémités pour former des pointes, puis incise le centre du gâteau pour obtenir la forme de la navette.
Pose tes biscuits sur une plaque de cuisson garnie de papier sulfurisé et enfourne pour 20 bonnes minutes en baissant la température à 180°.

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Nous avons adoré et j'ai même dû en refaire dès le lendemain!

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lundi 20 juin 2011

Au delà du cuir

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C'est lui qui a soigneusement pris toutes les dimensions de ma jument, un mois auparavant et écouté tout ce que j'attendais d'une selle. Il a souri de l'importance que je voulais accorder à sa couleur. Il fallait absolument qu'elle soit noire et bien entendu, le tapis serait assorti aux couleurs de Tylwyth: noir et blanc. Je crois l'avoir remercié pour toute son attention et la perfection de la tâche réalisée, je sais que je n'aurais pas su faire mieux. Il s'est appliqué à envoyer toutes les données à l'atelier par courrier électronique et l'impatience a commencé.

Tylwyth, je l'ai croisée un jour d'été 2007, elle était tout juste née du 26 juin. J'ai écouté les langues autour de moi me prévenir : « Attention! A jeune cheval, vieux cavalier! »
Je crois que j'ai su que c'était elle à l'instant même ou j'ai posé les yeux dessus, juste après la découverte de cette race Irlandaise: le Irish Cob.
Mon frère m'avait parlé de ce petit élevage dans notre région après avoir écouté toutes les descriptions que je venais de lui faire pour « le cheval idéal » qui me faisait rêver.

J'ai l'ai regardée grandir et j'ai senti mes peurs s'envoler avec les jours passés à ses côtés. Des hauts très hauts et des bas très bas, j'en ai connus à la pelle. Même tous ces instants de doutes n'ont jamais réussi à nous séparer. Je reconnais aussi que sans lui, je n'aurais pas gagné. Il m'a beaucoup tenu la main et très souvent remplacée.

Elle est arrivée par colis postale, c'était samedi 18 juin. Il m'a demandé plusieurs fois si c'était vraiment celle que je voulais et si son confort était celui attendu. Elle est encore bien plus que ça...

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vendredi 17 juin 2011

Muffins aux graines de pavot

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Si je te dis que je ne me souviens plus de la recette tu vas être fâché ?
Heu... Oui, ils étaient excellents, plus que délicieux même!
T'es fâché, fâché ?

Oh! Zut de zut alors... C'était un mélange de deux recettes pour faire des muffins à l'orange et au graines de Pavot trouvé: entre chef-Nini et Marmiton.

Bon allez je vais essayer de retrouver tout ça parce que vraiment:
ILS ÉTAIENT SUCCULENTS !!!

lundi 13 juin 2011

Associées

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Tylwyth est une jument qui apprend très, très vite! C'est dingue, j'ai l'impression que son cerveau tourne à grande vitesse et l'ennui qui la saisie parfois vient confirmer qu'il me faut être à la hauteur. Depuis quelques semaines, je sais qu'elle "attend de moi" et je crois que cela vient troubler ma toute nouvelles gaieté.
A chaque fois que je passe devant le pré, Tylwyth me regarde et j'entends « tu viens me chercher ? Chouette j'arrive! » et il me semble reconnaître la déception quand je ne fais que passer. Je comprends de mieux en mieux ce qu'elle veut que j'entende et maintenant, je ne devine plus quand elle s'ennuie d'un exercice, je sais.
Aujourd'hui, avec l'aide de notre complicité je me suis assise sur son dos et je lui ai demandé de ne pas bouger.

vendredi 10 juin 2011

Cookies au pavot

Recette trouvée chez "Chef Nini" légèrement modifiée

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Pour changer des cookies au chocolat, j'ai eu envie de tenter cette recette et je ne regrette pas. Un vrai délice!

Pour 30 cookies
140g de beurre
2cs de graines de pavot
6cs de flocons d’avoine
2 sachets de sucre vanillé
120g de sucre
300g de farine
2 œufs

1- Tu fouettes l'œuf avec les sucres et tu ajoutes le beurre en pommade. Tu mélanges bien et tu ajoutes la farine, les flocons et les graines de pavot.
2- Tu laisses reposer la pâte pendant que le four préchauffe à 180°
3- Sur une plaque de cuisson, tu mets une feuille de papier sulfurisé et tu peux commencer à former tes petites boules de pâte de la grosseur d'une noix. Aplatis les.
4- Hop! Au four pour 12-15 min (pas plus!)

Et là... Tu te régales! Parole de gourmande!

lundi 6 juin 2011

En selle

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Ça y est! J'ai vraiment hâte maintenant! Je suis pressée, impatiente!!!
Je sens se pointer une petite frénésie dans l'attente de son arrivée...

vendredi 3 juin 2011

Gaufres

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Je pensais avoir trouvé LA recette de gaufres idéale et d'ailleurs, ça doit faire à peu près six ans que je fais la même. Mais voilà, comme je suis une éternelle insatisfaite et qu'une envie soudaine de nouvelles gaufres vient se coller dans mon esprit, je ne peux m'empêcher d'aller surfer sur le sujet « pour voir »... Tu sais que mon blog préféré du moment, c'est CHEF NINI et bien sur! je suis allée voir ce qu'elle faisait en matière de gaufres.
Et bien, elles sont ex-cellentes! Avec malgré tout, une petite remarque de l'homme: 
« La prochaine fois, tu devrais essayer de monter les blancs d'œufs en neige pour qu'elles soient plus légères »...
Ok c'est noté!
Et bien entendu, pour le lait, c'était celui de la ferme!

lundi 30 mai 2011

Tout là-haut!

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Quand j'ai vu les yeux de Clotilde me dire en même temps que ses mots:
« Tu n'es plus la même avec Tylwyth » en m'offrant des bravos, j'ai vu ma tête se relever et mon sourire prendre toutes ces félicitations sans aucune retenue.
Je crois que j'avais besoin qu'elle confirme ce que je venais de lui expliquer en prenant notre café. Je crois que j'avais besoin de reconnaissance, après les doutes qui s'étaient installés depuis plusieurs semaines.

Elle m'a demandé ce que j'avais ressenti lorsqu'au bout de ma longe, Tylwyth a galopé après lui avoir commandé, pour la toute première fois. Je lui ai parlé de vitrine de Noël et d'émotion d'enfant. Elle s'est assurée que mes sentiments n'étaient pas teintés de cette fichue peur, celle qui m'a tant collée et elle m'a félicité.

Nous avons parlé de selle, de forêt, d'objectifs et elle m'a donné de nouvelles clefs pour ce débourrage déjà bien entamé ou tout reste à placer, ou elle et moi avons encore tant à apprendre...

lundi 9 mai 2011

Du ruban adhésif

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Elle est belle ma louloute comme ça hein ?
Comment ça: « Qu'est ce que c'est ? »

Devine ?

jeudi 28 avril 2011

Comme ça

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Mon regard se pose sur le dictionnaire et je lui souris. Lui, il sait les mots justes, ceux qui donnent le tempo, le temps ou la force du vent. Mon regard se pose sur ma drôle de vie et j'aimerais lui sourire parce que j'aurai trouver les mots justes, ceux qui lui vont bien, les accords et une régularité qui lui manque cruellement.

Lorsque je retrouve ma jument dans son pré, je reconnais dans son regard l'éternelle insécurité et je me demande depuis combien d'années cet animal n'a pas été chassé. Je lui chuchote qu'elle n'a plus rien à craindre maintenant, que tout ça c'est du passé très passé... Tylwyth est belle, Tylwyth est intelligente et j'ai retrouvé depuis quelques jours l'envie et notre complicité.

Il faudra que je te parle un jour de toutes ces personnes que je croise sur notre chemin à toute les deux. Que lorsque j'arpente les rues de notre village avec elle au bout de la longe, les sourires et les bonjours sentent bon la chaleur humaine et l'enfant que chacun retient dans son dedans.

Il faut que je te parle de ma jument, de ce que j'ai vu derrière la vidéo que Lucie a prise de nous deux... J'ai vu qui je suis vraiment... Je crois.

En ce moment mes jours sont souvent comme ça.

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lundi 28 février 2011

Petite douceur du dimanche

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J'aime beaucoup penser qu'il me faudra cinq jours pour les préparer et que chaque matin, je me réserve ces quelques minutes, avec un plaisir de petite fille qui s'invente scientifique devant ces bulles chaque fois un peu plus lourdes, un peu plus collantes. Je savoure l'odeur de ce délicieux sirop qui s'imprègne chaque fois un peu plus du doux parfum de ce fruit rond.
C'est exactement ces cinq jours de préparation qui avaient pourtant repoussé, pendant longtemps, mon envie d'essayer et puis, la gourmandise a remporté et l'adoration pour ces petites choses glacées aussi...
Ce matin, ce sera leur quatrième jour...

En attendant de pouvoir les déguster, pour accompagner le café du déjeuner voici la recette:
Des cookies chocolat et fleur de sel trouvée chez chef Nini 

Préchauffer le four à 200°

Fouetter 1 œuf avec 50g de sucre vergeoise et 50g de sucre poudre (j'ai mis de la cassonade) faire fondre 75g de beurre et l'ajouter au mélange.
Mettre 1/2cac de levure chimique dans150g de farine et incorporer le tout au mélange précédent avec 80g de chocolat noir (j'ai mis les restes de mon placard = du 80% et du Neslé dessert) coupés en tout petits morceaux et grosse demi cuillère à café de fleur de sel.

Sur du papier sulfurisé, j'ai déposé des petits tas à l'aide d'une cuillère à café que j'ai laissé cuire 10 minutes.
C'est pas mal du tout en bouche ce petit mélange sucré-salé.

« Et alors! C'est quoi les petites choses glacées ? »
« Vous le saurez, dimanche prochain... A moins que vous ayez deviné ?»

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samedi 26 février 2011

Sirano

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Il sait que ce n'est pas lui que je viens chercher au pré et il sait aussi que parfois je suis "porteuse-de-carottes-ou-de-pommes". Il a appris à bouger ses pieds l'année dernière, et même si je dois encore lui rappeler très souvent qui de nous deux doit de se déplacer, je ne suis plus "rien" à côté de lui.

Au village, c'est la mascotte des ces dames et des enfants aussi. Dans le regard de ces messieurs, je crois que c'est la force, la toute puissance du cheval de trait que je reconnais.
Il anime quelques fêtes... « C'est combien de tour ? »... C'est toujours très étonnés qu'ils montent dans le chariot bâché sans payer et souvent, ils pensent à le remercier pour la petite balade, par quelques caresses et les plus courageux ou amoureux s'approchent pour déposer un bisou sur le bout de son nez.

Sirano c'est son cheval à lui et je trouve qu'ils "se vont bien". C'est Sirano qui, tous les samedis, emmène le fumier des deux box dans le pré du fermier et c'est Sirano qui a fait trotter, sur son dos, mon petit garçon ce matin.
Sirano, il a un caractère très affirmé et un cœur gros comme ça. Quand je rentre dans son box pour lui apporter ses deux seaux d'eau, il me donne toujours un de ses regards qui n'appartient qu'à lui. Sirano c'est un gros nounours qui semble vivre juste pour manger quand on ne prend pas le temps de bien le regarder et quand j'ouvre la porte de son box pour m'en aller, je sens alors la chaleur de son bout du nez tout doux sur ma joue ou sa tête venir délicatement me "coller". Il cherche les câlins et moi, je ne sais pas résister à sa belle gueule d'amour, je glisse mes doigts sur son encolure et ma main se perd dans sa crinière que j'adore peigner lorsqu'il doit sortir dans le village et parader. Je m'applique aux grattouilles juste au dessus de l'épaule parce que je sais qu'il les préfèrent à toutes les autres et je pars toujours avec un sourire mitigé et l'esprit un peu troublé. Sirano est un cheval très gentil et qui sait commander dans le pré. Je me souviens lui en avoir beaucoup voulu de "maltraiter" ma jument parce qu'il ne voulait pas partager et aujourd'hui, je sais aussi que c'est un peu lui aussi qui m'a appris comment m'imposer avec elle.

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vendredi 25 février 2011

Connectées

Clotilde est partie en laissant derrière elle quelques graines de son savoir et divers doutes dans ma tête. Mon désir s'est fait silencieux mais sa force si extraordinaire domine cette peur que j'imaginais partie. Elle est partie et il ne s'est pas passé un seul jour depuis, sans que je sortes Tylwyth de son box pour travailler. Il ne sait pas passé un seul jour depuis, sans que les doutes ne veuillent bien quitter mon esprit. J'ai repris les bases, les fondations comme elle aime l'expliquer lorsque « ça déconne ».

Hier, c'est la gaieté qui semblait l'animer lorsque j'ai ouvert la porte de son box. Hier, c'est l'envie de jouer qui a gouverné. L'exercice fini, j'ai souri à ma jument et j'ai laissé nos yeux se dire. Sans mot, aucun geste juste deux respirations et mon regard posé sur l'instant. Me voilà transporté par un œil tout ouvert qui me regarde. Pour la seconde fois, j'ai senti cette fabuleuse sensation, très douce, très légère, un peu fragile mais assez forte, m'envelopper toute entière de sa chaleur. La terre aurait bien pu s'écrouler, le tonnerre gronder, je n'aurais sans doute pas bougé. Je crois que j'ai croisé la confiance et toute l'énergie d'un partage. Une amie m'a dit que c'est ce qu'on appelle sans doute une "connexion". Je crois que c'est juste.

Hier je partais la tête farcie de choses à faire et aujourd'hui, mon esprit franchi le seuil d'une porte qui mène vers l'extérieur totalement vide de superflus. Je laisse le temps passé ensemble dessiner le chemin à suivre. C'est le moment qui décide de ce qu'il veut m'apporter. J'oublie les petits carrés d'herbe donnés en bout de longe parce que je découvre les bien-faits de ses priorités: confiance et sécurité. J'oublie les carottes cachées dans ma poche pour amadouer, acheter ou marchander parce que l'essentiel est là ou s'il ne l'est pas, je sais maintenant de quoi je dois m'habiller avant de demander.

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