
Une révolution que je n'attendais pas, un capharnaüm de plusieurs années qui a explosé, une vérité étranglée, une vie libérée. Un combat mené de réalités armé de vie et de lumière comme boucliers. Une rencontre que je ne voulais pas, une étourdissante obsession. Dans ma tête une seule idée fixe, un impossible : L'envie d'un bébé.
Je me souviens de mots posés, derrière mes yeux noyés dans le chagrin, de vie gâchée et de paroles insensées. Je me souviens de sa tristesse et de son impuissance. Je me souviens aussi de la clarté scintillante, aperçue juste un moment dans la faille de cet obscur tourbillon.
« Et si ce n'était pas un bébé qui me manquait, ce serait quoi ? »
Ce matin, le souffle encore un peu court, j'écris ces quelques lignes pour souligner ces semaines d'un été torturé avec tous ces matins et ces nuits à ressasser, à me demander. Je rectifie le cap et je veux parler avec le regard droit devant. Je veux croire qu'à l'aube de mes 44 ans, il m'en reste encore tout autant pour respirer et compléter l'œuvre de mon existence.
Avec les pages d'un tout nouveau livre, je laisse la place à ma seconde moitié de vie. Sans savoir ou est le vrai, ou se situe vraiment le milieu, tant pis, j'écoute les battements de mon cœur, je continue mon chemin avec comme guide tout ce que je suis, tout ce qui me fait depuis la nuit des temps. C'est avec cette confiance là que je sais que tout peut se produire, que c'est avec cette force là que les rêves deviennent réalité.
Ce matin, j'ai pensé à mes enfants que j'aime tant. Je serai pour toujours leur maman.
