Ma Vie De Château...

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vendredi, septembre 3 2010

Rentrée

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J'ai commencé à compter les minutes qui nous séparaient encore et j'ai pensé à la joie de nous retrouver, une bonne demi heure avant que les cloches de l'église viennent sonner le rassemblement des parents.
Je l'ai trouvé grand, vraiment très grand et j'ai compris à cet instant ce que me dit la voix des personnes qui me confient leur surprise lorsque j'annonce qu'il n'a que quatre ans. Il dépasse tous les autres enfants et avec ses lunettes, il a l'air d'un "bon élève". Il a couru pour me montrer le paquet de bonbons que la maîtresse lui a donné parce qu'en classe, ils ont fêté l'anniversaire du petit Éthan.

L'école lui a manqué je crois et à moi son absence a permis à l'envie de venir me rappeler combien il est bon et doux de l'embrasser, de passer du temps avec lui. De l'aimer, tout simplement. Ce soir lorsque la voisine lui a demandé s'il avait fait une bonne rentrée, les bras croisés, très très fièrement, il a raconté qu'il avait vu les copains et les copines à l'école et qu'il avait vu sa maîtresse aussi. Pendant le bain, il m'a raconté d'un air amusé qu'il avait vu le cartable de la maîtresse et il m'a répondu: « Heu.... noir » lorsque je lui ai demandé s'il pouvait me dire de quelle couleur il était. Il a décidé de bien travailler cette année, il me l'a répété lorsqu'il m'a donné son dessin:
Une école avec Rémi dedans et un gâteau d'anniversaire. J'ai entendu le nom de Clémentine plusieurs fois cet après midi...

La sieste a été son amie juste après déjeuner et le soleil nous a autorisé à profiter de cet fin de journée dehors. J'ai sorti les vélos et nous sommes partis regarder la machine agricole travailler dans les prés. Sirano est passé juste après sous l'œil très envieux de Rémi qui a finalement été ravi d'avoir le droit d'aller dans le pré prendre toute les poignées de foin qu'il voulait pour emmener aux lapins de la maison.

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lundi, août 9 2010

Se reconnaître

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Ce que j'aime le plus lors des retours, lorsque je rentre à la maison, après un séjour plus ou moins long, loin de chez moi, c'est l'odeur qui vient me souffler qu'ici, c'est le verdoyant qui règne même au beau milieu de l'été. Les sapins, les chênes, les bouleaux, le frêne, les feuilles vertes, denses en forme de forêt à perte de vue se mélangeant au doré des champs cultivés.
Ce que j'aime le plus lors des retours, lorsque je rentre à la maison c'est de reconnaître les vaches de la région, le trait Comtois et le chant des oiseaux.
J'ai toujours aimé le tout premier regard aussi, l'unique seconde où dans la pièce qui s'ouvre derrière la porte d'entrée je dis:
« C'est beau chez nous »

Je me souviens encore, lorsque j'étais petite et que je rentrais d'un mois tout entier loin de la maison, je retrouvais ma chambre et la douceur du cocon qu'elle savait m'offrir en cadeau de retour. C'était le moment dans l'année où je trouvais les meilleures résolutions pour les mois à venir. Je commençais par ma chambre que je me promettais de toujours, toujours ranger, quoi qu'il arrive, qu'il m'arrive, ma chambre serait jolie et ordonnée. Je changeais mon lit de place et tout le mobilier qui se trouvait dans la pièce, un ré-emménagement. Je terminais allongée sur mon matelas et je contemplais l'œuvre, fière de mes idées encore meilleures que la fois d'avant, bien évidemment... Et puis, le vide venait me prendre, sans savoir vraiment pourquoi, je me sentais légère et lourde en même temps. Dans ma tête bouillonnante il y avait les envies et les bonnes intentions et sous mon corps tout entier je sentais un aimant me tirer, m'oppresser, me coller. Je devenais un poids lourd et je n'arrivais jamais à choisir, à démarrer. Les idées étaient toutes bien là, mais il s'en assemblaient d'autres, encore et encore et toutes devenaient prioritaires... Aujourd'hui, je peux encore sentir vibrer ces sentiments mais je ne veux plus les laisser me dévorer. Je suis rentrée dans ma maison, j'ai senti les odeurs et cette frénésie venir m'habiller et tout le reste aussi. Je me laisse bercer au rythme de ces ardeur avec la certitude que les jours qui suivront sauront me donner le départ que je n'ai même pas essayer de chercher de la journée.

samedi, août 7 2010

En Vendée

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Nous avons traversé la France. D'un bout à l'autre. Nous avons quitté notre "château" pour quelques jours de vacances loin de nos animaux et de tous les travaux en cours. Un voyage long, avec des enfants occupés à regarder leur petit écran. Pas très emballés par l'idée au départ, une idée tombée juste en fin de soldes, une idée qui a su faire basculer la balance de son coté lorsque nous avons imaginé la paix qui règnerait dans la voiture. Elle a pris ses airs de gloire sur l'autoroute. Nous n'avons pas une seule fois entendu: « On arrive bientôt? »
C'était plutôt: « Momi veut voir les tois petits totons et ki-i-kou »
Un voyage pas si long que ça finalement qu'il faudra refaire à l'envers. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est toujours comme ça quand les choses sont terminées, qu'on se dit: c'était pas si terrible que ça « Pas si pire, comme une amie le dit aussi. »
Il faudra que je m'en souvienne demain, c'est sûr.

Mon petit garçon est fou de joie depuis qu'il est arrivé. Il est vraiment heureux de reconnaître ses grands parents qu'il n'avait pas vu depuis un an. Il se souvient parfaitement de ce qu'il avait laissé derrière lui l'année dernière. L'échelle de la piscine, le tracteur à démonter et la batte de base-ball qu'il réclame. La place qu'il lui est attribuée dans la grande chambre réservée aux enfants et il me dit clairement son impatience de monter sur le tracteur tondeuse.
« Momi veut couper l'herbe » Nous avons goûté l'eau d'un océan en marrée descente. Juste celui que je préfère parce que je sais que je trouverais des petites marres pour emmener Rémi s'y baigner. Il a préféré jouer avec le sable fin et partir avec son papa dans les grandes vagues d'un atlantique très salé.
Il a rencontré des chevaliers dans un château. Très impressionné, il les a observés au combat et il s'est proclamé chevalier « Momi ». Il lui fallait son épée et son bouclier.

Aujourd'hui, j'avais envie d'écrire ce petit billet là accompagné de jolies photos, mais mon PC refuse de télécharger quoi que ce soit. Parait-il que mon très cher ordinateur est plein à craquer. J'attendrai donc de rentrer à la maison pour le ménage informatique et les sauvegardes. Nous avons discuté de mes envies de vraies photos dans de vrais albums, des cadres aussi. Il a cherché des idées pour les protéger, l'informatique c'est son domaine et je suis bien heureuse de me reposer totalement sur son savoir faire d'homme de métier pour préserver ces souvenirs si précieux. Encore des envies à écrire sur une liste déjà bien remplie. Je crois que la fin de l'été sera mouvementée et que l'automne sera beau.

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vendredi, juillet 23 2010

Entre bougies et pluie

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Plusieurs fois, j'ai pensé que c'était bien de voir cette pluie tomber. Je crois que je l'ai répété aussi de nombreuses fois dans la journée. La terre colle sous mes chaussures dans le jardin et les chevaux ont dû s'en donner à cœur joie à se rouler dans le pré, ils sont totalement couvert de boue. Ils ont laissé le dessous du pommier toute l'après midi pour profiter des jeunes repousses sucrées que leur a offert cette pluie incessante mêlée à la chaleur de l'été.

Je me souviens des fois où j'ai râlé parce que encore il pleuvait et que sur le calendrier nous étions en été, mais pas d'une seule fois où je me suis réjouis de voir la pluie arriver. Même si je dois avouer que quand même, c'était toute la journée et que j'aurais préféré être dehors, j'ai regardé les nuages avancer et offrir ce que le sol réclamait depuis plusieurs semaines, j'ai laissé les heures passer sans aucun ennemi à mes côtés.

Une après midi cinéma avec lui, ça faisait vraiment trop longtemps et ça nous avait manqué. Julie m'avait proposé de garder son petit frère pendant que nous allions voir la suite de ce film que j'attendais impatiemment. Vivement le prochain: «  Il reste combien d'épisodes déjà ? »

Nous devions y aller la veille mais je n'avais pas envie de me presser et pas non plus envie de rentrer très tard.

« Tu sais que c'est mon anniversaire maman demain ? »

Nous sommes tombées d'accord pour partager cette journée particulière, cette journée rien qu'à elle. J'avais envie d'une jolie table teintée de sa couleur préférée. Les roses du jardin ont joué les complices; ça faisait trois jours que je les suppliais de s'ouvrir pour les dix neuf ans de ma fille aînée.

Une journée pluvieuse et calme, une journée heureuse. Je ne me sens pas « vieille » Elle a fêté ses dix neuf ans et moi j'en suis seulement à la moitié de ma vie.

« Tu crois que ça va te faire quoi l'année prochaine maman lorsque je fêterai mes vingt ans ? »

J'aime beaucoup être leur maman à elles et à Rémi. J'aime aussi être son amante à lui. Un équilibre que je crois avoir trouvé, il ne me reste plus qu'à accomplir le moi que je suis.

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mardi, juillet 20 2010

Plénitude

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Je souris rien qu'en pensant à mon petit garçon tout à l'heure, il sera fou de joie et je ne serai absolument plus le centre de son univers. En tous les cas, plus pour une poignée d'heures. Juste après, ce sera Leia et nous partirons avec elle retrouver ses autres sœurs, du côté de son papa cette fois. Ses vacances de fils unique s'achèvent
. Ce soir, la famille commencera à se ré-agrandir, un peu, juste une fille aînée avec son chéri. Je l'attends un peu plus impatiente cette fois, parce que sa vie d'en ce moment s'agite et se presse. Il me manque son visage pour rassembler tout ce que je ressens. J'entends dans ses mots le stress qu'elle veut bien me livrer et dans sa voix, je suis partagée entre l'envie de la porter et la laisser suivre son cheminement d'étudiante avec juste la main de sa moitié à ses côtés. J'hésite à lui confier entièrement la vie de mon bébé qu'il voit femme aujourd'hui et le désir de m'en mêler.
« Mais maman, je vis mes expériences. Tu sais j'apprends comme ça aussi »

Hier, en raccrochant le combiné, j'ai senti mes larmes montées. Ma gorge s'est serrée et je suis sortie à l'ombre du noisetier respirer cette nouvelle liberté, tant pour elle que pour moi. Enfin... j'ai essayé.
Je dis souvent qu'il faut s'écouter parce que je suis persuadée que c'est là, tout au dedans que naissent nos vérités et les chemins à emprunter. Hier, en raccrochant le combiné s'est exactement ça qu'il s'est passé. En écho, c'est la confiance que j'ai entendu résonner et je me suis apaisée.

Ce soir, je retrouverai son visage lié aux mots et au ton de sa voix.

Ce soir, je vais essayer d'écouter, surtout et surtout de ne pas secouer leur embarquement à tous les deux avec ce talent de conseillère qu'on sans doute tous les parents qui ont oublié qu'eux aussi ont dû se frotter aux difficultés de la sagesse.

dimanche, juillet 18 2010

ce sont les petites choses...

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Il y a la fois où j'ai invité mon petit garçon, aux yeux écarquillés, devant les toutes petites graines qui devraient se transformer très vite en vrais radis à manger et un mot nouveau dans sa collection
Il y a ce crapaud qui m'a impressionnée juste sous la pierre que j'ai soulevée en m'occupant des joubarbes et de leurs voisines.
Il y a les lapins encore dans le pré des chevaux et qui ne veulent pas écouter ma mise en garde à propos du renard.
Il y a ce désir effervescent pour un amour de lapereau fille qui habite la région juste au dessus de la notre.
Il y a la fatigue physique qui commence à se faire sentir parce que j'ai décidé d'entreprendre les travaux de l'enclos pour mes lapins en même temps que le déblaiement des soupiraux et les quelques travaux qu'il me reste à la maison
Il y a les cinq jours d'un régime qu'il fallait démarrer qui me prive de mes plaisirs sucrés, ceux que j'avais trouvés lorsque j'ai arrêté de fumer il y a presque cinq années.
Il y a deux êtres humains amoureux qui se donnent la main et qui décident qu'une sortie à trois seraient une super idée pour changer celles de la maisonnée.

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lundi, juillet 12 2010

Sieste et bain

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Il fait chaud, très très chaud.

Sieste pour les animaux,

Bain,

pour les humains...

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mercredi, juillet 7 2010

En place

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Rémi semble profiter de sa place d'enfant unique qu'il gardera le mois complet. Ses sœurs se partagent entre deux autres parents. J'ai tenté de mettre un nom de famille juste derrière les prénoms. Il y a les sœurs B et les sœurs C et le truc rigolo, c'est qu'il y a deux Julie: une B et une C. Ça l'a fait se marrer et il a ajouté que lui s'appelait « Momi B »

Il exprime encore beaucoup de ses frustrations en pleurnichant ce qui a le don, suivant le moment de la journée et de mon humeur à moi aussi, de m'avaler toute crue. Les piles de mon activité sont déchargées et mon petit garçon demande alors inlassablement: « Maman est contente ? » les spécialistes parlent d'écholalie, moi je préfère dire que la touche "repeat" est activée.
Les fées lui ont donné un cadeau très précieux: L'aptitude à savoir dévisager le dedans d'une dimension que nous ne savons pas contrôler.. Une fonction qui sait s'arrêter lorsque je lui demande, à mon tour, si je suis fatiguée. Le plus souvent elle cesse parce que ses yeux ont traversé mes pensées, détecté un sourire intérieur, ce qui rassure sans doute la machine emballée: « Maman est contente ». Il retourne alors à ses occupations.

C'est peut être le temps encore très chaud qui m'a aidé à m'installer dans ces vacances d'été ou la toute nouvelle occupation estivale tant réclamée par notre petit poisson-plongeur-éclabousseur et par sa sœur aussi. Une "piscinette" avec un jouet qui flotte et un qu'il faut aller chercher tout au fond. Ce n'est plus la baignoire et je me régale à le regarder s'approprier cet espace là. Il faudra quand même aider le soleil à réchauffer l'eau qui est un peu trop froide pour un petit garçon qui se refroidit très vite. Je me suis surprise à imaginer Rémi à la sieste et moi profitant de l'eau, de la chaise longue et du soleil sur ma peau. Peut-être un livre à la main, le "pavé" que j'aimerais bien terminer de lire parce qu'il faut vraiment que je sache maintenant comment ça finit. Peut-être m'endormir avec le bruit des oiseaux ou bien regarder le silence et la sieste des chevaux.
J'ai encore quelques petites choses à faire à l'intérieur, du ménage, du rangement, de la peinture et encore de nombreuses remorques à remplir qu'il emmènera à la "dèch". J'ai du plaisir pour tout ça parce qu'ici c'est chez moi, parce qu'ici j'ai terriblement envie d'investir tous les recoins que seules les araignées occupent pour l'instant.
Mon idée pour un espace réservé à mes lapins s'installe tranquillement et nous avons commencé à en discuter sérieusement hier soir. Nous sommes tombés d'accord. Je crois qu'il y a plus qu'à... Qu'à relever les manches et m'habiller aussi car l'endroit est rempli de ronces et d'orties. j'ai un énorme compost à déplacer aussi. Une fois terminé, je crois que ça sera un savoureux petit coin très accueillant et pas que pour les enfants . J'ai même ramené du grenier un vieux chevalet qui me servira pour la déco que je devine déjà...
« tu es bien une nana toi! »

vendredi, juillet 2 2010

En vacances

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Hier soir, j'avais très envie de partir en vélo à la recherche de jolies fleurs trouvées aux bords des prés. J'en avais repérées lors de notre dernière balade, dimanche dernier. J'ai invité ma petite fille à m'accompagner:
"Mais on va mourir de chaud maman!"

C'était comme elle voulait mais, même l'écrasante chaleur de la journée ne pouvait me faire changer d'avis. Elle m'a suivie et je lui ai demandé de ne pas rouspéter, je voulais cette promenade dans la détente et la bonne humeur. Elle l'a été.

Voilà, les vacances d'été c'est aujourd'hui. Leia est partie pour un mois avec son papa ce soir. Dimanche, elles seront toute les quatre sur l'île de Beauté.
Les vacances d'été c'est aujourd'hui, Rémi très heureux d'ajouter:
"Momi rester avec maman"
Ce soir, nous avons commandé des pizzas que nous avons dégustées avec un bon vin. Ce soir, c'est les vacances et j'ai encore un peu de mal à les sentir vraiment. Hier, j'ai vu une de ses filles à lui sur une planche de surf, une photo rempli d'été, de souvenirs sans aucun doute extraordinaires et salées, mais je crois qu'il va me falloir encore quelques jours pour vraiment me rappeler que c'est: Les vacances d'été!

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jeudi, juillet 1 2010

Effervescence

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Ça tourbillonne, ça bouillonne, ça se calme et ça mijote. Parfois je coupe le feu sous mes projets, mes envies parce que ça fatigue et je me retrouve sans énergie pour la vie qui existe.
Il est partant ou très réticent et parfois totalement hermétique. Je crois que ça lui fais un peu peur. Je sais que je m'emballe très vite, que je commence et que je termine jamais. Je sais aussi que je déteste les étiquettes depuis qu'il m'a appris comment les décoller...
Écrire régulièrement ici m'aide à trier, à séparer l'important, des rêves, des illusions et du vivant. Mais en ce moment, mes doigts s'agitent, ils ne savent plus écrire l'essentiel, prisonniers de la tornade, ils attendent un peu de calme.

Un presque dernier petit déjeuner d'écolier, dans le jardin pour un air de presque vacances. Ici, même le chien à le droit à une "revue en sac"...

Bonne journée!

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mardi, juin 29 2010

En sacs

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Ce que j'aime le plus de cette saison, ce sont les odeurs très différentes entre le matin, au plus chaud de la journée ou encore lorsque le soleil est couché.
A peine sortie de mon sommeil, les yeux encore bien fermés, j'adore me concentrer sur le seul sens dont j'ai besoin pour écouter les musiciens à plumes se donner aux répétitions de leur concerto d'été. Les fenêtres ouvertes m'offrent un réveille-matin plein de gazouillis, de fraîcheur et un soleil à peine levé qui laisse mes yeux s'ouvrir sans être intimidés.
Je mentirais en disant que je m'en fiche si les nuages viennent mouiller le dehors le reste de la journée, que ce qui m'importe surtout c'est le commencement. Même si je sais que je trouverais de quoi m'occuper enfermée à la maison, c'est quand même l'été...

Le soleil à peine levé, c'est aussi le moment parfait pour travailler avec ma jument dans le pré. Pas de mouche, pas de moustique et dehors, la température est merveilleuse.
Je suis rentrée pas mécontente du tout, elle sait me suivre sans me coller et elle commence à céder lorsque je lui demande de reculer. Même si je dois encore aller jusqu'à la troisième phase, c'est un progrès et je l'ai félicité vivement avant de la laisser repartir.
J'avais dans la tête de reprendre les pinceaux mais avant il fallait que je nettoie l'encadrement de la porte qui demande un bon coup de peinture. J'ai croisé les sacs, le lin et la toile que j'avais lavés la veille, entre le pré et la maison. Tout était parfaitement sec, j'ai commencé à les plier, les empiler et je me suis demandée ce que je pourrais faire de tout ça.
J'ai alors laissé mon imagination et mes envies commander le reste de la journée. J'ai réuni à peu près tout ce que j'avais déniché dans le grenier ces jours derniers et quand j'ai vu les sacs marins, j'ai pensé aux marches que j'avais peintes en bleues pour faire de la cage d'escaliers qui mène aux chambres un thème qui me rappelait la mer, les vacances, les coquillages... Des petits morceaux de moi qui circulent dans mes veines. Mes souvenirs de petites filles sont venus réjouir mes idées. Il a souri quand je l'ai appelé pour regarder:
« Ça c'est un truc de fille, je te laisse complètement maîtresse de ce monde»
Il faudra que nous allions chercher une corde en chanvre pour la rampe et en bois, il fabriquera ce que nous avons imaginé tous les deux pour la glisser le long du mur et ensuite il fera appel à sa passion et son don pour les nœuds...

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dimanche, juin 27 2010

Il y a un demain

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Il faut parfois savoir accepter les mauvais courants. Je peux jurer que je me suis épuisée à essayer. Je reste mauvaise à ce jeu là et ils m'emportent encore trop souvent avec eux. Que ce soit moi le détonateur ou ceux, qui juste à côté m'assurent que je ne suis pas responsable de ce ras de marrée, Je me laisse engloutir toute entière par le trouble.

Je me lève avec des idées et puis en route, entre la chambre et le jardin, la cuisine et l'étage, un milliard de choses m'appellent, plus importantes les unes des autres et finalement, le matin s'achève et je n'ai rien fait. L'effet de toutes ces heures brouillons pèsent lourd en fin de journée. Je voudrais pouvoir tout démêler et recommencer avec un bout de fil qui saura suivre la courbe du temps.

Il y a eu la corde de la balançoire transformée en ce qu'il avait décidé lui. Sous ses doigts adroits, j'ai vu toutes les heures de patience défilées et le résultat plutôt brillant.
Il y a eu la porte que j'ai frottée et lavée avant de laisser mon plaisir suivre la trace du rouleau sur toute la longueur de la planche et la satisfaction d'une tâche accomplie.
Il y a eu la mauvaise humeur de mon petit garçon et son manque d'autonomie qui commence à peser très lourd et une bouille à croquer quand il me demande si je suis contente parce qu'il a mangé tout seul.
Il y a eu les confidences de ma petite fille aussi et moi contente de pouvoir enfin comprendre pourquoi tant de larmes dans ses jolis yeux depuis plusieurs semaines. Même si je devine combien elle a dû souffrir dans son mutisme, ses peurs et sa solitude, elle sait que je sais et que ses ailes ont le droit de pousser à la hauteur et au rythme qu'elle choisira et que personne d'autre qu'elle ne pourra changer ça.
Il y a eu cette heure partagée avec lui et les enfants sur la petite route entre le village et la forêt, les pieds posés sur les pédales de nos vélos, à la recherche de fleurs que Rémi voulait cueillir pour le plaisir de m'offrir un beau bouquet.
Il y a eu cette méchante piqûre d'insecte qui a gâché le dimanche de Leia. Il y a mon livre qui m'attend sur ma table de nuit et enfin un demain...

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jeudi, juin 24 2010

Du sol au plafond

Je suis éreintée, ce soir mon corps est épuisé et ça me rend très heureuse. Depuis quelques jours, je dépoussière, je déplace, je remplace, je décore, je bricole, je lave et je frotte. En bas, en haut et même jusqu'au grenier, dans le jardin aussi. Des trésors j'en ai trouvés, il faudra que je retourne farfouiller encore plusieurs fois sous les toits de la maison et je vais devoir attendre que les idées viennent me guider pour ré-apprivoiser toutes ces vieilles choses dénichées.

Ça y est, ce soir il y a des pièces que je peux faire visiter:
« Viens voir comme c'est tout beau, tout propre et bien rangé! » Le jardin attend une coupe d'été et les tables se languissent d'un bon nettoyage. J'ai des projets plein la tête, des envies en pagaille et tout ça ne me fait même pas peur. Je dirais même que c'est le moteur de toute la force que je trouve... retrouve ? Toute l'énergie pour me remuer, bouger ma vie. Ce soir, les enfants se sont couchés et je suis allée voir Tylwyth avec ma position de leader à ne pas oublier. J'aime le lien que nous tissons toutes les deux. J'ai rêvé, les yeux fermés, contre ma jument. J'ai rêvé que nous partions au galop dans les champs toutes les deux et que nous marchions côté à côté dans les hautes herbes, tranquillement. C'est son souffle chaud qui m'a sortie de mes songes, j'ai cru un instant qu'elle m'avait entendu...

Un vieux presse citron ? Qu'il a trouvé au beau milieu des vieux outils.

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mardi, juin 22 2010

Changer

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La vie se nourrit de contraires. Hier, j'ai senti cette vie là, être au plus profond de moi. J'ai imaginé plusieurs fois que tant pis, je laisserais tomber l'idée de voir mes illusions s'accomplir, que tant pis je céderai la place à une seule vérité: Je ne sais pas me placer comme leader. J'ai passé toute la matinée avec cette certitude qui aime déchirer, piétiner, broyer toute mes ambitions et finalement je n'ai fait qu'avancer.
C'était presque l'heure du goûter lorsque je me suis décidée à me relever pour recommencer, encore et encore s'il le fallait. J'ai juste eu à poser mes yeux dans le pré et regarder la vie qui avançait pour m'accorder le droit aux erreurs sans avoir peur d'échouer et même si je reste "petite" tant que le plaisir habille ma vie, je continuerai.
J'ai pris le matériel et je suis partie dans le pré avec à l'esprit une seule pensée:
«Me placer comme leader est la seule chose dont elle a besoin pour avoir confiance en moi»
Je l'ai laissé venir... J'ai demandé, j'ai pris "les un peu" comme une victoire... Je me suis fâchée, je l'ai vu mâchouiller et s'abandonner à la justesse de ce que je lui demandais.

J'ai regardé mon petit garçon jouer à la poupée avec la plus jeune de mes filles. Parfois c'est le papa mais le plus souvent il est commandé comme le tonton des bébés de Leia. Il écoute les "on disait que", il exécute les ordres avec un immense plaisir et toujours infatigable lorsqu'il joue avec elle. Je crois que ma petite fille a ce petit truc avec les tous petits. J'aime voir sa patience et sa détermination éclairer leurs jeux. Hier soir, tous les deux étaient joyeux de prendre leur goûter dans le jardin et d'apprécier le sucré des premières groseilles.
Ce matin, elle est partie grognon et Rémi s'est réveillé avec une terrible toux et de la fièvre. La vie se nourrit de contraires et je la sens vivre tout autour de moi et je crois que maintenant je suis capable d'en accepter les règles du jeu.

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lundi, juin 21 2010

c'était hier

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Lorsque je me suis réveillée, le soleil venait à peine de se lever. Je suis allée la voir dans le pré. Elle est arrivée au galop. J'étais vraiment très heureuse de constater qu'elle ne boitait absolument plus et qu'elle n'avait pas perdu ses allures de pouliche heureuse. Il me semble bien que dans cinq jours je devrais me faire à l'idée que ce n'est vraiment plus un bébé. D'ailleurs, lorsque je pose mes yeux sur ses courbes, il n'y a aucun doute là dessus, elle a bien une ligne de jeune jument.

Je me suis posée devant mon petit déjeuner et j'ai laissé l'odeur du café me changer les idées. Ce matin, il était question de peinture à la maison, j'étais loin de me douter que j'arrêterais les travaux à même pas la moitié parce que la peau de mon visage réagirait aux petites éclaboussures, il ne le savait pas non plus qu'il devrait prendre le relais. (Bonne fête mon chéri!) Il l'a très bien fait.
Lorsqu'il s'est réveillé, je lui ai parlé d'un vide grenier à quelques villages d'ici en précisant que c'était leur tout premier. Nous n'avons pas mis beaucoup de temps à nous préparer:
« Nous aurions dû partir plus tôt, les brocanteurs sont sûrement déjà passés »
Il faisait un froid... Très froid pour la saison. Pour ceux de la région, si je dis que ce vent qui soufflait c'était la bise, ils comprendront comment "notre dedans" était complètement frigorifié. J'ai mis le bonnet sur la tête de Rémi. Nous avons décidé en rentrant de descendre allumer la chaudière, pour réchauffer un peu la maison.
« demain c'est l'été! »

Je suis vraiment très contente d'avoir enfin trouvé les rideaux, pour la fenêtre de la cuisine. Depuis que je suis ici, je rêvais de panneaux avec de la dentelle tout autour. Ceux qui résonnent avec mes souvenirs d'enfance, les rideaux bonne femme. J'ai donné deux pièces à la dame en la remerciant du "cadeau".
Juste avant de retrouver la voiture il m'a demandé si je ne désirais rien d'autre...Il y avait ce vélo qui me plaisait bien mais que je trouvais un peu cher pour "du vieux". Nous sommes restés le temps de discuter et de s'accorder sur son prix. Une fois l'affaire terminée, j'ai reconnu que j'aurais été très déçue si je ne l'avais pas ramené avec nous. Il était aussi comme celui que je souhaitais depuis tellement de temps. Sur le chemin du retour, j'ai imaginé mes balades avec ma petite fille, peut être aussi des goûter-pique-nique dans l'herbe avec nos bicyclettes couchées juste à coté. Des moments entre filles et puis des sorties avec mon petit garçon aussi. Lui, sur son "vélokike". hier soir, nous sommes sortis tous les quatre pour « essayer » et j'ai proposé des crêpes pour le dîner. Les bisous de bonne nuit distribués alors que le soleil n'était pas tout à fait couché, j'ai posé mon habit de maman et nous sommes partis en amoureux profiter de nos chevaux dans le pré.
« Tu sors Capi ? Alors je t'accompagne avec ton vélo si tu veux bien »

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samedi, juin 19 2010

Les manches relevées

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Tout le matériel est réuni, plus de raison de ne pas commencer les travaux puisque là haut c'est enfin débarrassé, lavé et aspiré. Il y a par contre une très bonne excuse pour me lancer sans hésiter, c'est le sale temps qui persiste et les températures en dessous de 15°, c'est parfait pour ne pas m'entendre me plaindre qu'il fait trop chaud pour travailler.
Demain matin, juste après mon petit déjeuner, j'enfile les vêtements pour me protéger des éclaboussures et je monte avec les pinceaux, le rouleau et la peinture. Il faut que je trouve quelque chose pour mes cheveux aussi car il paraîtrait que je risque fort de me retrouver couverte de taches blanches plus où moins grosses pour ne pas dire d'énormes coulures...

Dans l'entrée ça sent bon le pin et demain ça sentira aussi la peinture fraîche. Mon petit nid douillet commence à prendre ses aises et ça me plaît beaucoup. Il y a tant à faire encore. Cet été je veux vraiment avancer car les deux années où il fallait écouter, regarder et vivre à l'intérieur et à l'extérieur aussi, sans rien toucher ce sont écoulées. Je crois bien savoir ce que je veux maintenant. Oh! Pas encore tout et dans toutes les pièces, il y en a tellement. Je vais encore attendre une année pour la peinture de la chambre de mon petit garçon. J'imagine parfois un vert pétant sur un mur puis la fois d'après un gris souris. Je vais le laisser grandir un peu et peut être qu'il saura me dire lui, ce qu'il veut.

Ce soir, dans le pré, nos deux chevaux se sont retrouvés. Je vais essayer de ne pas penser que peut être demain matin je la verrai à nouveau boiter. Il n'y a pas de raison, le vétérinaire avait parlé de "bénin" et sa convalescence aura été largement à la hauteur de la guérison... je vais me coucher en pensant à elle et tout ce que nous allons pouvoir reprendre toutes les deux, je vais me coucher en pensant qu'il faut me reposer car demain le plafond d'à côté m'attend et que le ciel commence à se dégager.

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jeudi, juin 17 2010

Un beau matin, une belle journée

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Je n'ai pas pris le temps hier pour écrire mon petit mot du soir. Mes pensées cuvaient encore toute la journée écoulée. Je me suis bien assise devant mon PC pour y laisser mes doigts raconter, Mais j'ai très vite compris que ma peine serait perdue et j'ai accepté volontiers ce besoin de rêvasser loin des mots posés.

Nos invités sont repartis très tôt et toute la maisonnée s'est très vite activée pour m'accompagner sur le chantier lorsque j'ai proposé de les emmener avec moi pour aller voir « en vrai » les animaux et leurs équipiers débarder.
Je n'avais pas vraiment de perception du ressenti de ma moitié lorsqu'il essayait de me raconter ce qu'il avait vu chez François où vécu avec Sirano. Je me suis très vite retrouvée hors jeu lors des descriptions et des explications que François savait commenter avec beaucoup de générosité et de culture. C'est sûr, cinquante ans de métier, ça fait énormément. J'étais trop frustrée de ne pas bien comprendre les codes de ce travail là. Il me fallait observer la pratique, j'avais besoin de concret.

Leia est resté collée au poulain « Trop mignon le petit Alex » et elle m'a demandé de la prendre en photo avec lui pour en faire un poster à accrocher au mur dans sa chambre. Le soir au lit, elle me disait encore combien elle avait aimé être avec lui.
Rémi a partagé un temps à mes côtés «  wouaaa!!! » il répétait cette expression là à chaque fois qu'il voyait un cheval tirer les troncs d'arbres. Il a adoré l'ambiance des bois. Moi aussi. Je crois même que ça prend une très importante place dans les plaisirs de ce travail là.

J'ai vu un étalon trotter pour tirer sa très lourde charge et il me semble bien que j'ai vu aussi un athlète connaître parfaitement son métier. J'ai rencontré l'important de la précision et de la concentration. La beauté d'un duo extraordinaire et j'ai imaginé le plaisir certain que je pourrai trouver en partageant avec Tylwyth et bien entendu; à la hauteur de notre force à toutes les deux, la vie dans les bois avec ma moitié et son trait Comtois.
Nous sommes rentrés tous les quatre avec les souvenirs que chacun peut se raconter sans craindre d'ennuyer son voisin Nous avons déjeuner dans un fast food que nous avons croisé en chemin: « Wouèèè!!! Momi veut des kikes et du coca et aller au togogan-tunel »

Notre matinée inhabituelle terminée, nous avons rejoint celle du quotidien. Un mercredi: piano/poney/courses/bain/diner/dodo. Coupé en plein milieu du cours dans le manège:
« Tu ne m'as pas vu tomber maman ? »
« Non, ça devait être juste au moment où j'étais au téléphone »

La voix enchantée de ma fille aînée est venue arrêter le fil du temps. En tous les cas le mien. Le ton du « maman ? » annonçait toute la joie de ce qu'elle avait à me raconter.
« Maman je suis sous admissible et Simon est admissible »
« Maman, tu te rends compte, ça veut dire que je suis dans les 500 premiers sur toute la France!!! »

Après avoir vérifié ce que « sous admissible » voulait réellement dire, j'ai n'ai pas pu me retenir de lui proposer une nouvelle fois de « cuber » même si je sais ce qu'elle en pense puisque nous avons discuté, longuement et très clairement à ce propos, bien avant aujourd'hui.
Une récompense qui lui permettra de choisir et d'être acceptée dans n'importe quelle faculté de langues étrangères, c'est déjà très glorieux. Alors je l'ai félicité. Sa moitié aussi:
« Tu te rends compte maman, Simon est le seul du lycée à être admis!!! »

Dans la soirée, sur MSN je lui ai demandé de me téléphoner pour savourer ses mots à l'autre bout du fil, j'ai essayé d'être au plus près d'elle et j'ai laissé mon coeur se remplir d'elle au son de sa voix. C'est parfois très frustrant d'être « la maman du dimanche »...
Je suis partie me coucher avec le sourire, j'ai retrouvé mon livre de chevet et je me suis endormie.

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mardi, juin 15 2010

Des Ardenais dans le pré

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Elle aurait pu me dire la même chose qu'hier matin, je lui aurais répondu qu'elle avait raison cette fois ci, nous avons bien des invités ce soir à la maison. Une très jolie famille venue passer la nuit dans le pré de chez nous.
« ça s'appelle un poulain le bébé du cheval et la maman cheval c'est la jument »
Nous avons aussi le papa « ça s'appelle un étalon »

Rémi est très impressionné de voir des chevaux dans un camion. Les trois bien "rangés" et sages. « chevaux = plusieurs cheval mon loulou... Tu suis ? »
Moi, c'est l'étalon qui m'a impressionné. Un trait Ardenais, je n'en avais jamais vu en vrai, alors en plus un entier et qui travaille au débardage, une bête dans toute sa puissance, c'est sûr que ça en impose. C'est la première fois aussi que je m'approche d'aussi près d'un étalon. J'ai croisé son regard, il était étonnement doux et j'ai pu le caresser, juste un peu parce que quand même! C'est très très intimidant. Le poulain est un adorable bébé aux crins tout frisés. Je l'ai caressé lui aussi et il a raffolé des gratouilles que je lui ai tendrement proposées sur le dos et les épaules. Son regard à lui était ailleurs, partout autour de moi avec une attention particulière pour sa maman mais qu'importe, j'ai pris cet instant comme cadeau offert par la fibre de leurs vies à eux que j'ai longtemps observées et qui m'ont rappelé celle que je suis...

Je crois que c'est ça qui tourne encore et encore dans tout mon moi et qui essaie de se libérer depuis tellement d'années. Pour des raisons qui m'échappent, l'essence de toute ma vie, je l'ai bâillonnée, ficelée, enfermée, négligée. J'en ai libéré cinq merveilleux enfants mais tout le reste, le bouquet final, l'accomplissement, je l'ai totalement occultée.
Je crois que je suis née pour aimer regarder la vie s'accomplir, la photographier avec l'appareil et mes yeux. L'apprivoiser avec les battements de mon cœur et avec toute mon attention. Finalement, petite fille je savais très bien écouter ce qui était le meilleur pour moi. Dans le jeu, s'était toujours avec des personnages et des animaux que je me savais à ma place. C'était toujours inventé pour naître et regarder grandir, observer des heures et des heures sans rien dire. Je me reconnaissais parfaitement en sage femme, puéricultrice ou infirmière et même psychologue aussi. En devenant adulte, j'ai laissé toute mon enfance derrière moi, je crois que j'en ai gardé que l'insouciance mais leurs souvenirs les plus lointains restent emprunts de ces instants là.

Je ne sais pas encore ce que je vais faire de cette liberté que m'a offert le monsieur assis dans le fauteuil en cuir noir, lors de ses deux derniers RDV . Dans ma vie amoureuse, j'en apprécie beaucoup de ses bienfaits mais il y a aussi des idées toutes neuves qui arrivent. Des desseins construits avec le regarde d'aujourd'hui et avec tout ce que la vie m'a montré. J'en discute un peu, doucement, timidement parce qu'il ne sait pas ce que je veux vraiment et je crois que moi non plus. Ça bouscule et je ne veux pas ébranler l'équilibre que nous avons bâti. Alors, je vais faire ce que j'ai appris à faire et qui sera le mieux à faire:
Attendre encore un peu... Le temps qu'il faudra et je saurai entendre.

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lundi, juin 14 2010

Tout chambouler

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Ce matin, j'avais dans l'idée de dorloter mon "château" et de lui faire un brin de toilette. J'ai mis les chaises sur la table. Le petit déjeuner de ma collégienne n'était pas encore tout à fait terminé .
« Et bah maman, qui vient à la maison aujourd'hui ? » Sympa ma fille... Sympa...

Il a emmené Rémi à l'école et j'étais seule. J'ai appuyé sur le bouton marche de la machine à laver qui était prête depuis la vieille au soir et avant de relever mes manches pour un bon décrassage des sols, j'ai pensé qu'il serait bon d'aller m'occuper de ma jument avant...Ce qui est fait ne sera plus à faire...

C'est juste après être sortie de l'écurie que ça m'a pris. Dehors, il faisait le temps idéal pour désherber le petit coin que la vieille 4L cachait depuis deux ans C'est ce que j'ai fait... Et puis par ci aussi et puis par là vite fait... J'ai entendu sonner les cloches de l'église et j'ai compté onze coups. Il était temps de rentrer préparer le repas.

Aujourd'hui, je n'ai pas nettoyer les sols de la cuisine mais je suis très heureuse d'avoir un devant de maison tout propre. Il reste encore beaucoup, beaucoup de travail mais chut! Je ne regarde que la beauté du déjà fait. J'ai très envie de planter des fleurs aussi. Je me laisse un peu de temps pour réfléchir mais les rosiers me tentent énormément et je raffole des succulents. Le plafond de la "pièce-projet-en-cours" est totalement poncée!

dimanche, juin 13 2010

Tranquillement avec les manches retournées

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J'ai imaginé que cette journée serait tranquille parce que je me suis réveillée un peu tard, les enfants semblaient contents du petit déjeuner que je leur ai proposé et la vie me paraissait légère. Le ciel m'a laissé supposer que je n'avais pas intérêt à m'organiser une dimanche dehors. Je tenais malgré tout à aller au vide grenier à quelques villages à côté. Alors j'ai un peu bousculer ceux qui voulaient m'accompagner pour être certaine de ne pas devoir annuler cette sortie à cause de la pluie qui menaçait.
« Je donne à boire à Tylwyth et après je pars! »
J'ai ramené un petit jeu d'assemblage pour Rémi que j'ai trouvé juste après avoir dit à Leia:
« Nous allons rentrer sans rien avoir trouvé cette fois »

Dans la voiture, j'ai beaucoup pensé aux poneys que nous avons vus dans la rue. Leurs petites tailles m'amusent tellement et je trouve leurs pieds vraiment très petits, adorables. J'ai toujours adoré les Shetland et personne n'a encore réussi à me persuader qu'ils étaient si peu sympathiques. Moi, je les trouve terriblement attachants. J'ai détesté ce petit garçon qui secouait très fort les rênes pour que sa toute petite monture avance. Je ne voyais que le mord dans la bouche du poney et ses yeux qui m'ont fait énormément de peine. Il avançait sans âme, comme un robot, obéissant aux ordres, avec sur son dos une selle mal ajustée.
Je crois qu'il me plairait beaucoup d'expliquer à tous ces enfants que je croise dans ce monde d'animaux que le poney est très robuste, intelligent mais avant tout qu'il est très sensible et d'une infinie patience.

J'ai préparé le repas du midi que nous avons terminé de manger après 14h. J'ai couché Rémi pour la sieste en lui rappelant qu'il ne devait pas sortir de sa chambre sans avoir dormi aujourd'hui et je me suis assoupie sur le canapé.
Lorsque Leia est rentrée à la maison pour prévenir que les lapins s'étaient sauvés sur la route, je me suis réveillée avec l'envie furieuse d'en terminer avec le « débarrassage/décrassage » de la pièce en haut et qu'il me tarde de voir enfin peinte et meublée comme je la veux.
Je crois que ce soir, si j'avais à noter une chose dont je peux être fière aujourd'hui, j'écrirais ça:

« La pièce est entièrement vide et aspirée »

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