Noël
Par Catherine le vendredi, décembre 4 2009, 12:59 - Confidences - Lien permanent
Elle m'a dit que ça la « tuait » de savoir son père seul pour le soir de Noël, qu'elle préférait plutôt partager le réveillon du nouvel an avec nous parce qu'ici, c'est un peu mieux et que son papa pouvait être sans elle ce soir là sans problème...
Je n'ai pas pu m'empêcher de croire que les autres pensaient pareil.
Je n'ai pas pu m'empêcher de me dire qu'elle avait sans doute raison et pendant quelques secondes cette fichue culpabilité m'a rattrapée pour me coller sous le nez, l'étiquette que je croyais avoir jetée:
« Tu n'es que la vilaine qui est partie... »
Lui, il est seul et moi j'ai à mes côtés un mari et un petit garçon pour passer cette soirée d'enfants, sans trop de vide à surmonter. C'est sans doute, le seul message qu'elle a voulu passer...
Je ne sais pas si je dois rendre responsable la saison qui a décidé que le manteau blanc n'était pas encore pour maintenant mais je ne ressens aucun plaisir à habiller la maison de rouge, de vert et de fête, elle est d'ailleurs encore presque nue de décorations. Hier j'ai ramené la fleur de Noël, celle que je pose sur la table de la cuisine depuis ces cinq dernières années, j'ai trouvé un peu de gaieté en rajoutant dans mon sac, trois bulbes plantés dans un panier. Les jacinthes m'ont parlé d'après, lorsque mes yeux les ont regardées...
Mon âme d'enfant ne m'a pas quitté, dans les grands magasins j'ai des envies de poupées en chiffon, de petites souris et d'ours en peluche...
Je ne désire pas faire croire à Rémi qu'un soir dans l'année il y a un monsieur en rouge et blanc, avec une grande barbe blanche, vient par la cheminée pour apporter des cadeaux. Il saura parfaitement qui remercier.
Hier soir, nous avons trouvé les marionnettes pour notre fils sur clavier. A l'écran s'est affiché que la commande à bien été enregistrée. Je me souviens de l'an dernier, je découvrais la joie de l'emballage en papier craft . L'infidélité du grand froid qui annonce l'arrivée de sapin à la maison a retardé l'envie ici de paquets à habiller et de ruban à nouer mais j'entends le vent tourner... je laisse le temps au temps d'approcher et de m'enivrer doucement de ce que j'attends.
Commentaires
Catherine, sur ce message, je me permets de vous embrasser et je ne prends pas le prétexte d'embrasser Rémi ; c'est vous que je souhaite embrasser ce soir.
Merci Nicole, j'accepte avec plaisir.