La luge
Par Catherine le lundi, janvier 11 2010, 09:53 - Une journée - Lien permanent
Je crois que je n'ai pas perdu ce petit truc de quand j'étais petite fille, cette douce chose si extraordinaire qui venait s'enrouler tout autour de moi lorsque le matin, je sautais du lit pour confirmer que les prés étaient tout blanc. A l'intérieur, la chaleur des radiateurs de ville se faisaient apprécier. Aujourd'hui, c'est celle du bois et son odeur qui flirtent avec l'hiver comme je l'aime. Depuis plusieurs jours, je n'ai pas passé une seule nuit sans me relever au moins deux fois pour vérifier les prévisions de la météo. Je pourrais passer des heures à regarder ses petits morceaux de chiffons tomber du tourbillon de tout là-haut.
Très souvent dans la journée, j'ai pensé à ses villes, pas si loin que ça, qui se couvrent de neige six mois dans l'année. Je me suis imaginée vivre comme ça. Je crois que j'aurais bien aimé une maison tout en bois là-bas.
Nous sommes sortis tous les quatre avec la luge « il faudra en retrouver une autre dans un vide grenier de cette année » Lorsque j'étais petite fille, c'est avec mon papa que je me préparais pour partir pendant des heures, tout en haut de la petite forêt qui se trouvait juste en face de chez nous. De l'autre côté, il y avait une belle pente à descendre. J'ai beaucoup pensé à lui aujourd'hui lorsque j'ai dû tirer la luge plusieurs fois pour remonter mon petit garçon. Il ne paraissait jamais fatigué lui... Enfin, je crois que je ne m'en souciais pas trop.
J'ai aimé aussi aligner les moufles, les gants et les grosses combinaisons sur le radiateur en rentrant . Le goût de la galette m'attendait pour l'heure du goûter, je l'avais préparée en pensant à cette sortie d'après midi. Ma fille a voulu m'accompagner pour boire un thé avec du lait. « je peux reprendre un peu de sucre maman ? » Devant la cuisinière à bois, j'ai savouré cet instant de plénitude. Les projets et les envies, les « il faudra qu'on » enflammaient notre passion pour les chevaux. Nous nous sommes imaginés glisser derrière eux « Tu as bien des skis toi ? »
je crois qu'il me manquait cette preuve d'hiver pour continuer et penser au 355 jours qu'il reste avant la fin de cette année. 355 matins à me lever pour une journée, à l'organiser au gré de mes envies ou de mes humeurs aussi.
355 soirées aux souvenirs de quelques lignes d'une page avant de la tourner.
51 semaines à égrainer
et 12 mois pour habillés les saisons, parfois longues ou parfois ensoleillées.