Cap au pays des rêves
Par Catherine le lundi, janvier 25 2010, 12:34 - Confidences - Lien permanent
Le printemps arrive. Je sais qu'il est loin et je sais aussi qu'il faut que je retienne cette agitation qui me surprend tous les ans et qui rend le mois de février interminable. Je sais. Mais le soir, l'idée me rattrape parce que le soleil éclaire encore les trottoirs à cinq heures et demi par ici. C'est le soir que mes rêves les plus fous s'emparent de moi et depuis plusieurs jours, j'aime me laisser flotter pour le reste de la journée avec eux et surtout y puiser une force extraordinaire.
C'est toujours le matin, lorsque je me réveille que dans ma tête je rédige la liste des obligations de la journée, croyant m'aider à l'organiser ou pour me donner bonne conscience, je ne sais pas... La fatigue de la vieille s'est effacée aussi, je me sens « d'attaque » juste après mon café-tête-à-tête-avec-moi. Hier, c'est le repassage dont j'avais envie, au moins le commencer. Les chemises, le pire... je crois que c'est le côté bonne conscience qui me prend dans ces moments là.
J'ai finalement demandé à mes filles de bien vouloir s'occuper de Rémi, parce que j'avais trop envie d'aller me promener, avec Vincent et Sirano en chariot. Je suis rentrée complètement glacée mais pleinement heureuse. Mes rêveries s'étaient invitées plus tôt aujourd'hui et dans les bois, je crois que j'ai réalisé qu'un cap était franchit. Je sens encore sa fragilité et je n'ose pas trop en parler. Crédulité de petite fille qui me colle à la peau « si je le dis, si je l'avoue, il s'en ira pour toujours »
Pourtant, hier soir, j'ai laissé échapper un peu de ce qui m'étourdissait en ce moment, ce qui m'avait donner la force et la volonté d'en finir avec tous ces kilos en trop.
Hier, je n'ai rien grignoté, je n'ai pas touché à un seul bonbon de la boite au dessus du frigo et je suis partie me coucher tôt pour en terminer avec cette habitude de manger devant la télé ou le PC.
Je ne me suis pas pesée. Cette fois, je m'en fiche de voir de quel côté penche l'aiguille, j'ai juste besoin de sentir mon corps s'alléger. Je veux me le ré-approprier, je veux pouvoir monter sur mon cheval cet été, je veux pouvoir courir sans m'essouffler et même danser, me balancer au rythme des musiques que j'aime, comme avant... Il y a trop longtemps maintenant. La dépression, les antidépresseurs, l'arrêt du tabac, un nouveau bébé, une nouvelle vie. Je ne veux plus rien accuser. Je veux juste retrouver mon corps, il est temps de l'écouter me dire: « stop!ça suffit avec tes conneries ». J'ai mal au dos depuis une semaine et dans le miroir je n'aime plus ce corps que j'avais découvert et appris à regarder avec ses yeux à lui.
Des projets pour la nouvelle année, j'en ai plein la tête et je ne sais pas encore lesquels je vais vraiment réaliser. Le potager, les travaux dans la maison, les peintures des fenêtres que je remets chaque année, le rangement des trucs que nous gardons : on-ne-sait-jamais-ça-peut-servir. Je voudrais faire une belle chambre pour mon petit garçon et une salle rien que pour le sport. Apprendre l'attelage et partir en Normandie pour apprendre durant cinq jours le comportement du cheval et améliorer la complicité toute neuve de Tylwyth et moi.... Je ne veux rien regretter si la liste n'est pas rayée. Pour commencer, le plus urgent, c'est la forme physique à retrouver et comme je sais où je veux aller, je sais que je vais y arriver...
Commentaires
Eh bien c'est très agréable de te lire ainsi.
Les changements de cap se décident parfois, mais aussi s'imposent à nous...
A nous de les conforter et de le tenir, le cap nouveau.
Je t'embrasse
un joli billet de renouveau , d'en-vie
Les rêves sont faits pour être réalisés et pour y entrainer ceux que nous aimons.
A bientôt