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Je suis en colère et très frustrée et j'ai hurlé qu'elle s'est trompée de route. J'ai pleuré sans elle toute la souffrance qu'elle endure. Je ne peux pas accuser la société d'avoir tendu ses tentacules pour l'enserrer. C'était à nous de l'en dissuader.
Il y a aussi le monde virtuel d'aujourd'hui, je sais seulement depuis les « si j'avais su » que je n'aurais pas dû lui ouvrir si grande la porte de la souricière.

J'ai eu peur de ma colère et de leurs mots parce qu'ils peuvent tout casser.

Je lui ai dit qu'elle est allée trop loin, qu'il est tellement facile de jeter la faute sur l'autre, que les solutions ne se trouvent pas dans les "oui-mais-si", que la seule vraie issue était le face à face entre le miroir et elle. Un travail d'acceptations. Entendre et apprécier ce que la vie lui a donné, qu'elle a des parents pour la guider et d'arrêter de chercher ailleurs ce qu'elle a juste à côté.

Un week-end terminé par un vent de rage violent balayant sur son passage toute la culpabilité de ces dernières années.
Lorsque je plonge dans ses yeux bleu... Lorsque son sourire vient faire battre mon cœur de maman, je me laisse aller au doux rêve de la prendre dans mes bras et je me vois la bercer comme quand elle était bébé....Qu'est ce que je l'ai bercé ce bébé là. Je crois que je n'ai fait que ça pendant les deux premières années. La bercer pour essayer de calmer ses larmes inexpliquées. Jour et nuit, nuit et jour je l'ai bercée...