Sans milieu
Par Catherine le mardi, mars 9 2010, 15:18 - Les chevaux - Lien permanent
J'apprends avec délice à maintenir l'équilibre entre la barre du haut et celle tout en bas. A cheval, c'est comme ça et c'est vraiment bon. Je cherche le vrai et j'apprends que rien n'est faux.
J'apprends de mes erreurs, je change parfois de cap et rien ne s'abîme. L'horizon des possibles s'offre à moi et depuis ces quelques jours où la lumière de cette étendue m'éblouit, je ne pense qu'à ça, je suis obsédée par ça, je ne parle que de ça et je ne fais que ça.
Avec Tylwyth j'apprends chaque jour à caresser la douce sensation de plénitude, j'ai de moins en moins peur et puis soudain, ça part de travers, ça déconne et je rends les guides à ma moitié.
C'est comme ça qu'hier ça c'est passé et même si je sais bien que c'est parfois l'extase et parfois le néant dans ce monde équin, j'ai quelquefois encore des coups au moral, une mise au sol qui m'anéantit complètement. Lui, possède ce petit truc que je n'ai pas aux côtés des chevaux. Je devrai passer par les maîtres pour contrôler ce que lui sait être depuis qu'il ai né. Je n'ai rien dit, j'ai essayé d'ignorer ce sentiment qui voulait me happer toute entière et j'ai balayé mes pensées les plus détestables qui m'encombrent ces jours là. J'ai regardé, j'ai sans doute appris aussi et nous sommes rentrés. Tylwyth au box, je me suis approchée d'elle et je l'ai laissé me respirer. Je me suis collée au mur et j'ai fermé les yeux. J'ai senti mon corps s'apaiser et mon âme déposer le drapeau blanc à ses côtés.
J'ai tellement, tellement de choses encore à apprendre avant de la guider à l'attelage ou aux longues rênes, en selle ou en liberté. Oh! Ça non, je ne laisserai pas tomber! J'ai pleuré, contre elle et je lui ai juré d'essayer d'être à la hauteur, je n'étais sans doute pas très rassurante mais j'étais sincère.